Pensée Familiale

Ce soir j’ai déjà 34 ans.

Ce soir j’ai couru une poignée de kilomètres.

Lui en avait couru bien plus.

Sa maladie l’avait forcé à faire du vélo à la place.

Il est mort ce matin.

C’était mon dernier aïeux, symbole malgré lui d’un lien de parenté menacé d’extinction.

Il n’avait pas été un grand-père merveilleux, présent ou attentif pas plus qu’il n’avait été strict ou brutal.
Il a du être le type le plus normal dans une famille qui a donné la part belle à d’autres êtres fait d’une étoffe moins noble que la sienne.

Il avait eu le pied marin, les casquettes nombreuses et une petite manie sur l’entretien de sa voiture.
Raymond, bonne route.

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Apache – Séparation des utilisateurs

Cela fait un moment que Babel héberge 2 amie·s et, afin d’assurer la plus grande étanchéité, différents mécanismes avaient été testés et utilisées (suExec, suPhp).

Je viens enfin de terminer avec succès la migration vers une autre configuration inspirée de l’article suivant, DifferentUserIDsUsingReverseProxy.

L’idée est simple, utiliser l’instance principale d’Apache comme reverse proxy pour des instances locales tournant sous les utilisateurs respectifs.
Couplé avec Fast-CGI, le résultat est des plus encourageant en terme de diminution du temps de réponse des scripts.

Là encore, un article du même site donne une bonne base de réflexion, php-fcgid.

De plus, en faisant ainsi, chacun·e peut avoir son lot de modules ou d’options ultra spécifiques dans son instance ce qui redevient tout de suite beaucoup plus facile à gérer.
Sous Debian, une copie de /etc/apache2 en /etc/apache2-SUFFIX et voilà une nouvelle base de travail !

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Une soirée parfum Japon

Anguilla japonica

Anguilla japonica » par opencage — http://opencage.info/pics/large_14405.asp. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

Au hasard d’une réclame sur No Life TV, nous apprenions, mon ange et moi, l’existence de l’Espace Japon à Paris.

Un rapide tour sur le site acheva de nous convaincre de l’intérêt du lieu entre ses cours de cuisines et un vernissage qui avait lieu ce soir.
En effet, pour une dizaine de jours, une belle sélection de celluloïds, ainsi que quelques crayonnés, sont visibles dans la zone d’accueil du lieu. Et il y a du beau linge !
Albator, Sailor Moon mais aussi des Tezuka avec Astro, ou Leo et surtout des Ghiblis dont les prix flambent à presque 4000 € pour les pièces les plus remarquables.
Le détail amusant est de voir l’usure de certains, quelques rayures qui témoignent de leurs usages, éventuellement répétés, rendant ces pièces plus vivantes.
À voir pour qui aime, d’autant que l’accès est libre et avec la surface réduite du lieu, c’est une visite que l’on peut aisément se caler dans une soirée.

Heureus·es de ce menu plaisir, nous avons souhaité dîner quelque chose de japonais pour rester dans le ton. Notre restaurant de ramens de références, le Naritake, étant fermé le mardi, nous nous sommes donc rabattu·e·s sur une cible déjà identifiée, le Nodaiwa.
Celui-ci est souvent cité pour ses préparations d’anguille, préparation qui n’a pas d’équivalent, à ma connaissance, dans la gastronomie occidentale.
La clientèle du lieu nous a d’emblée mise en confiance, quelques coupes de japonais autant dire la promesse d’une qualité certaine et elle fut amplement tenue.
Le radis râpé parfaitement assaisonné, le consommé léger et fumé, les légumes au vingaire savoureux et l’omelette avait une inclusion d’anguille. Bon bien sûr, lit de riz avec ses généreuses portions d’anguille pour tout le monde.
En digestif un thé grillé et en dessert glace au matcha pour mon ange et pour moi une surprenante gelée à base d’Umeshu, une liqueur de prune japonaise.
Pour qui veut tenter l’aventure, elle la voudra car pour nous, elle fut à même de raviver nos souvenirs du Japon.

Sur le chemin du retour, nous avons remonté la rue Sainte Anne pour tomber sur d’autres établissements qui nous donnèrent envie de les découvrir, dont un proposant les fameuses “bento box”.
Il y eut aussi une épicerie dans laquelle, en quête de sa madeleine de Proust faite boisson au thé glacée, mon ange acheta trois bouteilles différentes et moi un dorayaky, une pâtisserie à base de haricots rouge, par pure gourmandise.

Pour rester dans l’esprit, quelques épisodes de la série Irresponsible Captain Tylor, série que j’essaie de voir en entier depuis bientôt 6 ans mais je ne désespère pas, les 2/3 sont enfin vus.

Enfin, si vous voulez rêver un peu plus du Japon, voici un blog beau et consistant, le blog de Suppaiku.
Son Japon est autre, affaire de générations, et l’amour avec lequel il le dit et le capture mérite l’attention.

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Samba dans la salle de bains

Sonos Controler PC sur Wine

Appréciant la musique durant mes douches, mon ordinateur portable faisait toujours le voyage et trônait fièrement sur le bac à linge sale le temps de me laver.
Autant dire qu’il était largement possible de faire mieux.

C’est donc une solution de chez Sonos qui aura eut mes faveurs.
Ce n’est certes pas le meilleur marché mais la finition, les bonnes critiques et la précision que leur matériel est adapté aux pièces humides qui m’aura convaincue de ce choix.

L’installation est simple, un bridge, boîtier chargé de déployer un wifi privé, doit se trouver connecter filaire-ment au routeur du réseau local, le plus souvent la box.
Il eut été possible de s’en passer en utilisant un boîtier CPL, l’enceinte étant autonome en ce cas, mais la prise dans la pièce qui aurait été utilisée étant orientée vers le sol et il me paraissait risqué de faire ainsi avec le poids de ce dernier.

Les appairages se font à grand coups de pousse bouton, c’est un total no-brainer, aucune difficulté de ce côté là et c’est un peu pour ça que l’on choisit ce genre de solution.
À noter qu’il faut néanmoins mettre à jour les firmwares donc quelques minutes à prévoir en plus pour profiter de la chose.

En première instance, le logiciel de contrôle aura été déployé sur mon téléphone Android car plus probablement sous ma main pour planifier la playlist de mes meilleurs moments de savonnage.
Bien que fonctionnelle, je ne saurais que trop recommander de passer à la version bêta du logiciel, qui est déjà bien avancée, à l’ergonomie bien supérieure.

Côté ordinateur portable, plus de versions Linux depuis longtemps mais Wine a fait de grands progrès …
En consultant la AppDB de Wine, j’ai déchanté car la dernière version, 4.2 au moment de la rédaction du présent article, était comme inutilisable sur Arch Linux. Mais bizarrement un utilisateur a reporté n’avoir aucun soucis sur Debian.
Après lecture de son retour, la piste d’installer lib32-libwbclient aura été suivie sans succès, le paquet ne disposant même plus de source dans les dépôts alternatifs AUR.

En regardant les messages d’erreur, il était clair qu’il lui fallait ntlm_auth. J’aurai donc tenté d’installer purement et simplement samba et avoir la satisfaction d’un logiciel quasiment utilisable !
En effet Deezer ne fonctionne pas alors que sur Android aucun soucis.

Tant pis, j’aurai eu l’occasion de faire ma première contribution pour Wine et la qualité sonore de l’enceinte, une play:1, me donne entière satisfaction avec un son net !
À savoir aussi, le constructeur a semble t-il verrouillé les prix donc pas de bon plans hélas sauf des promos de type “pack”.

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Migration no-life.info -> no-life.eu

Tout est dans le titre, je profite de l’arrivée à expiration de l’actuel domaine pour passer sur une extension en .eu
Le site fonctionne déjà parfaitement hors HTTPS, la bascule des certificats aura lieu ce soir.

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